Jessica Calvo

« Attraper le moment. »

Elle a découvert la photographie à 15 ans (avec ses premiers Kodac), puis s’est spécialisée à l'Académie Spectrum de Saragosse : Jessica Calvo, photographe espagnole installée en France depuis 2010, ne cesse d’exercer son œil et son art dans les salles noires ou sous la lumière éclatante de sa terre natale.

 

Photographe de scène
Chanteurs, danseurs, comédiens : ses portraits et images, majoritairement en noir et blanc, s’ancrent dans une esthétique racée, intense, très directe. « En live ou en backstages, il faut être dans le vif, suivre chaque mouvement de l’artiste et du public, ne pas passer à côté du geste ou du regard qui vont révéler un peu de la personne.
Le traitement ne doit pas dénaturer cette urgence, cette énergie-là. »
Aujourd’hui, plusieurs artistes de la scène rock espagnole, française et même internationale (dont Benjamin Biolay, Les Wampas, Louise Attaque, Indochine, Bertrand Cantat, No One Is Innocent, Texas, Dépêche Mode, The Cranberries, Lemmy de Motörhead …) et certaines maisons d’édition lui ont fait confiance, et saluent son travail.

Toujours dans le milieu du spectacle, Jessica capture aussi fréquemment les shows de ses amies, performeuses Burlesque. « J’aime leur extravagance, leur exubérance, leur liberté de mettre en scène le corps de la femme. Cela permet des prises de vue plus scénarisées car on est dans des univers très théâtralisés. »

 

Photographe de vie
Avant de se spécialiser pour la scène et le live, ce sont les côtes d’Andalousie qui ont inspiré ses premières photographies à Jessica. Une partie de cartes sur le pas d’une porte, une jupe qui s’envole au coin d’une ruelle, une silhouette face à la mer. « Les pêcheurs et les anciens dans les rues de Tarifa : ce sont des gens que l’on ne regarde plus, mais leurs visages et leurs mains racontent des vies, des histoires. »

Clichés de la spontanéité et du quotidien qui traduisent son goût de l’instantanéité, son désir de toujours aller chercher l’humanité de ses sujets. « La photo n’est pas là pour transformer : en concert ou dans la rue, je suis un témoin privilégié, attentif. Mon travail est d’attraper l’émotion, le moment. »

Texte de Stéphanie Scaringella

Photo Ania Dorel

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Exposition photographique "Le Burlesque" 2012

- El Poeta Electrico (Zaragoza - España)

- El Gallinero - Lavapiés (Madrid - España)
- Café Mama Inés - Chueca (Madrid - España)
- La Bobine (Grenoble - France)
- Les Moulins de Villancourt (Pont de Claix - France)

Exposition photographique "La Scène Grenobloise" 2012

- Maison de la Musique - Meylan (Grenoble - France)

Exposition itinérante Festival Rocktambule 2012/2013

- Bibliothèque Aragon (Pont de Claix - France) 

- Flottibulle (Pont de Claix - France) 

- La Bobine (Grenoble - France)

- Bibliothèque Kateb Yacine (Grenoble - France)

- Fête du travailleur alpin (Fontaine - France)

Exposition photographique "Live" dans le cadre de l'événement " Le Cabaret Frappé pose ses Valises en Ville" 2013

- Cowork à Grenoble

Exposition photographique dans le cadre de Festival des Maudits Films 2014

- à La Bobine (Grenoble)

Exposition photographique "Live" 2014

- à Maison des pratiques - Vizille

Projet  2012 - 2015 " Les Femmes Rock" 2015

- La Belle Electrique (Grenoble)

-Exposition photographique "Azul" 2017

- Le Zimmerman (Grenoble)

Festivals couverts  :
- Festival Rocktambule 2012

- Festival Les Femmes S'en Mêlent 2013 -2015

- Festival Musilac 2013 - 2018

- Festival Musiques en Stock 2013 - 2014

- Festival Rencontres Brel 2013 - 2014

- Festival Jour et Nuit 2013 - 2018 (Mixlab Grenoble)

La Belle Electrique (GRENOBLE) / photographe officielle depuis  janvier 2015

Livres :

- "Paroles de fans" de Jeremy Attali chez Camion Blanc avec les photos de Benjamin Biolay pour la couverture et l'illustration du livre
- Illustrations du livre La Grande histoire des 50 meilleurs groupes français du rock de Jean Chalvidant et Hervé Mouvet
- Livre "R is for Roland" photo illustration du materiel de THE HACKER